946034_10153319798740454_737759532_n

Source : Journal Le Madawaska – 16 novembre 2013 / Auteur : Christine Thériault


Convaincue de son désir de faire de la course une priorité dans sa vie, Carole Fournier a vécu une expérience inoubliable. Au cours des dernières semaines, elle s’est rendue au New Hampshire afin de participer a un ultramarathon. Durant un peu plus de 17 heures et malgré la douleur, cette Madawaskayenne a parcouru 100 km. Selon Mme Fournier, il ne s’agirait que du début d’une série d’événements qui lui permettront de continuer de se dépasser.

Au cours des semaines précédant son départ à destination du New Hampshire, Carole Fournier explique qu’elle a dû ralentir afin de permettre à son corps de récupérer.

« Je dois admettre qu’il n’était pas facile de ralentir. Je me sentais comme si j’avais envie de courir encore plus avant la course. Deux semaines avant l’ultramarathon, j’ai commencé à ressentir un inconfort sous mon pied. Malgré tout, j’ai décidé de lâcher prise et de foncer. Finalement, la course s’est très bien passée et je crois qu’il s’agit de l’une des plus belles expériences que j’aie eu la chance de vivre. »

Selon Mme Fournier, un volet de la préparation à vivre une expérience de cette envergure a été la préparation psychologique.

« Je n’irais pas jusqu’à dire que c’était facile de courir 100 km, mais j’étais préparée mentalement à vivre l’enfer. Pendant que je courais, il ne m’est pas arrivé de me dire que je ne répéterais jamais cette expérience. À mes yeux, c’était une première étape vers autre chose. »

Tout en confiant qu’elle a ressenti une douleur aux pieds, et ce, dès le début de la course, Carole Fournier n’a pas baissé les bras.

« Des pensées négatives ont fait surface et je me suis demandée si je serais capable d’atteindre mon objectif initial qui était de courir 80 km. J’ai décidé de ne pas me laisser envahir par ces pensées et j’ai foncé. Je savais que psychologiquement j’étais capable de relever ce défi. »

Puisqu’elle a couru durant 17 heures 30 minutes, tout en s’accordant des moments de répits, Carole Fournier indique que courir durant la nuit lui a permis de vivre une sensation particulière.

« Mon conjoint, Juan, a couru la dernière boucle avec moi afin de me permettre de franchir le cap des 96 km et ce parcours s’est déroulé de 22h à 2h. Il faisait noir, une baisse d’énergie s’est fait sentir, mais c’est tellement beau de courir la nuit avec une lampe frontale. C’est paisible et même si le corps est épuisé, la tête ne pense qu’à mettre un pas devant l’autre. Je me suis retrouvée déconnectée de l’extérieur et connectée à la course. C’était mémorable! »

De plus, Carole Fournier n’a pas passé sous silence l’ambiance qui règne entre les participants à un ultramarathon.

« Puisque nous courons moins rapidement que lors d’un marathon, il se crée une camaraderie et un climat d’entraide entre les participants. J’ai eu le temps de parler avec les gens ainsi que de courir avec eux. Les gens qui participent à un ultramarathon ne le font pas nécessairement pour gagner des prix, mais bien pour relever un défi et vivre une expérience. J’ai également constaté que les ultramarathoniens forme une communauté tissé serrée, ce qui apporte une tout autre dimension à la course. »

Tout en affirmant avoir adoré son expérience, Carole Fournier laisse entendre qu’il est difficile de décrire ce qu’elle ressent durant la course.

« J’étais épuisée, fatiguée, joyeuse et même si je ressentais de la douleur, j’appréciais le moment présent. Malheureusement, j’ai développé une deuxième douleur qui m’a empêchée d’atteindre mon nouvel objectif, soit courir 120 km. Je croyais que je m’étais blessée, ce qui n’était pas le cas, mais j’ai tout de même préféré arrêter à 100 km. C’est vraiment la douleur qui m’a freinée. »

Heureuse et fière d’avoir parcouru cette distance, Carole Fournier confirme être de plus en plus convaincue que le corps humain est capable de faire des choses extraordinaires.

« Tu dépasses tes limites et en même temps, tu prends conscience que tu n’as pas de limites. Tu vas au bout de toi-même, ton corps est épuisé, mais tu réalises qu’il est encore capable d’avancer. »

Bien qu’elle ait réalisé cet exploit les 26 et 27 octobre 2013, Carole Fournier admet qu’elle ne réalise pas complètement l’envergure du défi qu’elle vient de relever.

« Je ne réalise pas encore ce que j’ai fait et on dirait que j’ai de la difficulté à prendre du recul. En même temps, je comprends que courir une distance de 100 km est considérable. Une fois la course terminée, j’ai ressenti plusieurs émotions! »

Des projets pleins la tête

Pour Carole Fournier, il ne fait aucun doute que d’autres événements lui permettant de se dépasser comptent parmi ses projets.

« J’ai embauché un coach, Ray Zahab, un Canadien qui a couru dans le désert du Sahara, soit 7500 km durant 111 jours. C’est un athlète extraordinaire. Pour l’instant, mon rêve est de courir le Marathon des Sables en 2015. Il s’agit d’une course de 250 km qui s’étend sur six jours et qui se déroule dans des conditions extrêmes. »

D’ici là, Carole Fournier prévoit participer à d’autres courses…

« Par exemple, cet hiver, je ferai de la course en raquettes et l’une de mes prochaines courses serait un marathon, soit 42,2 km en raquettes dans les montagnes. D’ailleurs, une course de 160 km en montagne, avec beaucoup de dénivelé, aura lieu en Ontario en septembre 2014. Au fil des mois, d’autres courses s’ajouteront peut-être à mon calendrier. »

Finalement, Mme Fournier indique que participer à un ultramarathon était une façon de voir s’il était possible pour elle de participer au Marathon des Sables.

« Je me suis dit que si j’étais capable de surmonter cette épreuve, j’aurais la confiance de regarder vers le Marathon des Sables et aujourd’hui, je sas que c’est possible!« 

Journal

Une réponse sur « Carole Fournier a couru 100 km et souhaite continuer à se dépasser »

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s